INTERVENTI – Alvaro Selva (UFR-PSD): caso Tierce e rapporti internazionali

Come al solito, sul fuoco della vicenda Tierce si cerca di gettare acqua, trasferendo gli aspetti di questa amara pagina della giustizia sammarinese sul piano delle valutazioni personali, con l’intento di allontanare l’attenzione dei cittadini dalle problematiche veramente importanti che questa storia mette in evidenza: la mancata realizzazione a San Marino dello Stato di diritto e la scarsa affidabilità del Paese, evidenziatasi soprattutto nel corso degli anni ’90, sul piano dei rapporti internazionali. Mi spiego meglio.
San Marino è entrato a far parte del Consiglio d’Europa quale membro effettivo da oltre 15 anni: la Repubblica ha sottoscritto ed accettato la CONVENZIONE EUROPEA PER LA SALVAGUARDIA DEI DIRITTI DELL’UOMO, ed ha di conseguenza accettato la giurisdizione della Corte Europea per i Diritti dell’Uomo ( un nostro rappresentante, l’Avv. Antonella Mularoni, fa parte di quella Corte). Alcune persone, condannate dal Tribunale della Repubblica, fra le quali Tierce, hanno presentato per i loro casi ricorso alla Corte, che ha riconosciuto i processi a loro carico ingiustamente celebrati. Le loro condanne sono cioè il frutto di un processo ingiusto, basato su norme che violano i fondamentali diritti dell’uomo indicati dalla Convenzione prima citata. 

L’Assemblea Generale del Consiglio d’Europa ha inoltre dato disposizioni affinché gli Stati membri provvedano nella loro legislazione interna a stabilire procedure che consentano di riparare alle condanne dichiarate ingiuste dalla Corte. Di fronte a questa indiscutibile disposizione, San Marino ha adottato leggi (v. revisione) che apparentemente sembravano dare attuazione alla decisione dell’Assemblea, ma in pratica i nostri organi giudiziari, probabilmente preoccupati di difendere ad oltranza ed anche in palese violazione dei fondamentali diritti dei cittadini lo Stato sammarinese, hanno sempre negato giustizia. Ne sono un esempio appunto il caso Tierce, e probabilmente la stessa sorte toccherà ad altri ricorrenti. Nel contempo sono state introdotte solo parziali modifiche al nostro ordinamento, giusto per tamponare le più evidenti censure della Corte, ma non sono state approvate le leggi necessarie ad adeguare il nostro ordinamento all’Europa.Si pensi a tal proposito che il nostro codice di procedura penale risale al 1870!

 La conclusione che si può ricavare da questa vicenda è una sola: la Repubblica non solo è inadempiente verso la Corte Europea dei Diritti dell’Uomo, ma mette in atto situazioni per trarre in inganno la Corte stessa ed il Consiglio d’Europa. Proprio nel momento in cui San Marino si accinge ad assumere la presidenza del Comitato dei Ministri, è molto importante che il governo rompa gli indugi ed affronti con serietà, determinazione e competenza questo problema. In caso contrario saremo considerati nel contesto internazionale, un Paese “inaffidabile”.

 Avv.Alvaro SelvaSan
  Marino notizie - 30 maggio 2006

Intervention de Me Alvaro SELVA
(ex-Ministre de l’Intérieur et Justice - République de Saint Marin)

Affaire TIERCE et rapports internationaux

 

Comme d’habitude, on cherche à éteindre l’incendie provoqué par l’affaire « Tierce » en jetant sur le feu quelques bassines d’eau et en transférant les divers aspects de cette triste page de la Justice sanmarinaise sur le plan des appréciations personnelles, avec l’intention maladroite de détourner l’attention des citoyens des véritables problèmes importants que cette « histoire » met en évidence : la réalisation manquée de l’Etat de Droit à Saint Marin et malheureusement la faible fiabilité de notre pays, mise en évidence durant les années 90, sur le plan des rapports internationaux.
Je m’explique mieux : 
Saint Marin fait partie du Conseil de l’Europe en tant que membre effectif depuis plus de 15 ans : notre pays a soussigné et accepté la CONVENTION EUROPEENNE DES DROITS DE L’HOMME et par conséquence a accepté la juridiction de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (notre représentant, Me Antonella Mularoni fait partie de cette Cour).
Quelques personnes condamnées par notre Tribunal parmi lesquelles M. Tierce ont présenté, chacun pour leur affaire respective, un recours à la Cour qui a reconnu que le procès à leur charge a été injustement célébré.
Leurs condamnations sont donc le fruit d’un procès injuste basé sur des normes qui violent les Droits fondamentaux de l’Homme énumérés dans la Convention citée ci dessus.

L’Assemblée Générale du Conseil de l’Europe à entre autres donné des dispositions précises afin que les Etats membres prévoient dans leur législation interne des procédures qui permettent de réparer les condamnations déclarées injustes par la Cour.
Devant cette disposition indiscutable, Saint Marin a effectivement adopté des lois (v. révision) qui semblaient, apparemment, donner suite à la décision de l’Assemblée Parlementaire mais en fait, nos organismes judiciaires probablement préoccupés à défendre à outrance, malgré cette grave violation des droits fondamentaux des citoyens, l’Etat de Saint Marin, ont toujours bloqué l’avancement de la Justice.
L’affaire Tierce en est un exemple frappant, et probablement les autres requérants subiront le même sort.
Pendant tout ce laps de temps seules des modifications partielles à notre code de procédure ont été apportées, uniquement pour tamponner les plus évidentes censures de la Cour, mais par contre, les lois nécessaires à ajuster ou conformer notre juridiction et notre jurisprudence à l’Europe, elles, ……n’ont pas été approuvées.

A ce sujet, il serait nécessaire rappeler que notre code de procédure pénale remonte à 1870 !

La conclusion que l’on peux tirer de cette triste affaire est la suivante : la République de Saint Marin non seulement est irrespectueuse envers la Cour Européenne des Droits de l’Homme, mais a pris et continue à prendre des mesures ainsi qu’ à créer des situations afin de tromper cette même Cour et le Conseil de l’Europe.
Au moment ou Saint Marin s’apprête à assumer la présidence du Comité des Ministres, il est d’une importance capitale que le Gouvernement passe très rapidement aux actes et affronte sérieusement avec détermination et compétence ce problème.
Dans le cas contraire, nous serons considérés dans le contexte international et pour rester correct… un pays « peu fiable ». 

Me Alvaro SELVA
30 mai 2006

 

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