L’informazione di San Marino, luglio 2006 

L'affaire Tierce rebondit

 Il caso Tierce esplode di nuovo. La sentenza civile definitiva di secondo grado del giudice Ferroni, che ha confermato integralmente la sentenza si primo grado del giudice Valeria Pierfelici, riapre il caso. E lo riapre non solo a livello nazionale, ma anche internazionale. La sentenza del giudice delle appellazioni civile dice praticamente che Tierce, condannato per truffa in sede penale, quella truffa non l’ha commessa. Questo perché per esserci truffa ci deve essere anche un ingiusto profitto per chi la commette e il giudice civile ha stabilito in via definitiva che questo profitto non c’è, quindi non c’è il reato. Sentenza civile che contrasta con quella penale. Le due decisioni cozzano l’una con l’altra. Il processo penale, però, non ha mai fatto piena luce su questo caso. Infatti, dopo le prime condanne bocciate dalla Corte di Strasburgo (foto) che ha intimato a San Marino il mai avvenuto ripristino dello status quo ante per aver condannato una persona con un processo non solo non garantista dal punto di vista formale, ma anche parziale dal punto di vista sostanziale. Un processo che non si è mai voluto rifare senza dare a chi era stato condannato la possibilità di provare la sua innocenza. Questo nonostante l’imputato avesse sempre chiesto di dimostrare la falsità delle prove sulla base delle quali era stato condannato. La richiesta di revisione è stata respinta e, quindi, non si è più potuti ritornale a parlare del merito delle prove. Ma quello che è grave è quanto accaduto nel contesto internazionale. Presso l’alta Corte dei Diritti dell’Uomo, San Marino ha sempre assicurato che le cose erano state messe a posto, che il caso era stato risolto. Restano a tutt’oggi, invece, un giudicato che sporca la fedina penale di Tierce, beni sotto sequestro mai restituiti, ingentissimi danni mai risarciti. Tutto questo in contrasto con l’ultima sentenza definitiva che stabilisce che non ci fu reato. Stabilisce anche la possibilità, espressamente prevista dal Giudice Ferroni, di riproporre la revisione del processo. Giudicato penale e giudicato civile, a questo punto, “assolutamente antitetici e contraddittori”. Unico rimedio è la riproposizione della revisione. “Questa contraddizione potrebbe essere evitata soltanto con l’eliminazione preventiva della sentenza penale mediante il giudizio di revisione”, dice chiaramente il Giudice delle appellazioni che prosegue: “Potrebbe sostenersi la possibilità di richiedere nuovamente la revisione del giudizio penale (…) sull’insanabile contrasto fra il giudicato civile e quello penale, che si rivela particolarmente dirompente proprio riguardo al reato di truffa ed in ragione della sua peculiare strutturazione”. Insomma a questo punto oltre che un diritto del cittadino francese, quello della revisione è diventato, con questa ulteriore sentenza, un dovere dello Stato. Un dovere non solo nei confronti di chi ha subito la giusta condanna, ma anche verso se stesso e verso la credibilità del proprio sistema giudiziario che porta in seno due sentenze fortemente in contrasto come spiegato dallo stesso giudice Ferroni. Tutto questo caso rischia di causare a San Marino grossi guai anche nelle sedi internazionali. La vicenda è sempre stata guardata con attenzione, infatti, non solo dall’Ambasciata di Francia, ma anche dalla stessa Corte dei Diritti dell’Uomo di Strasburgo. Il fascicolo “Tierce Jean Marc” è ancora nella mani della Corte che, non è escluso, potrebbe pensare anche a sanzioni verso il Titano che non ha ottemperato alle proprie raccomandazioni quando, invece, aveva assicurato che lo avrebbe fatto.

Antonio Fabbri

 

 L’affaire TIERCE « rebondit » à nouveau

L’arrêt définitif civil de la Cour d’Appel de Saint Marin (Prof. FERRONI), qui confirme intégralement l’arrêt en 1ère instance de l’actuelle Présidente du Tribunal (Prof. Valeria PIERFELICI), permet de rouvrir l’affaire.

Réouverture maintenant tant au niveau national qu'international.

L’arrêt du juge d’appel déclare que M.TIERCE, n'a jamais commis l'escroquerie que la juridiction pénale lui reprochait.....

En effet, pour que l’on puisse condamner un individu pour « escroquerie » il faut impérativement que l’auteur présumé ait fait un profit injustifié, or le juge civil a clairement établi et de manière définitive que ce profit n’a jamais existé et que M.TIERCE n’a jamais été débiteur.... en conclusion : le crime n’existait pas.

Arrêt civil en totale contradiction avec l’arrêt pénal, les deux décisions s’opposant formellement.

Le procès pénal n’a d’ailleurs jamais bien éclairci cette « singulière » affaire. Les premières condamnations  pénales avaient été censurées par la Cour Européenne de Strasbourg qui avait exigé de la part de Saint Marin le rétablissement  dans le "statu quo ante". Au motif que le procès n'était recevable ni sur le fond ni sur la forme.

UN PROCES QUE "L’ON" A VOULU  EVITER DE REVISER.... A TOUT PRIX.

Révision qui aurait permis pourtant d'écarter les fausses preuves qui avaient servies à condamner M. Tierce, et  de prouver son innocence qu'il clame depuis 15 ans.

La deuxième demande de révision a été refusée. Il était donc impossible d’entrer dans le détail des fausses preuves. 

Mais ce qui est beaucoup plus grave, c'est  ce qui s’est produit dans le contexte international : 

Saint Marin a toujours assuré auprès du Service de l’Exécution des Arrêts de la Cour et au Comité des Ministres de Strasbourg que les choses avaient été réglées et que le cas était résolu. Le Comité des Ministres s'appuyant sur ces affirmations a adopté en 2004 une Résolution, (ResDH-2004-3), sur la base de ces fausses déclarations faites par la Représentation Permanente de l’État de Saint Marin .  

Il reste pourtant à ce jour un jugement qui sali le casier judiciaire de M.TIERCE : 
- des biens de grande valeur sous saisies et jamais restitués,
- un énorme préjudice personnel et professionnel jamais réparé.

Le tout en contradiction avec la dernière sentence civile définitive qui établit également la possibilité, expressément prévue par le juge FERRONI de proposer à nouveau la révision du procès pénal.  

Le jugement pénal et le jugement civil sont à ce point absolument contradictoires et antonymiques.

Seul et unique remède : une nouvelle demande de révision, « cette contradiction pourrait être évitée uniquement par l’élimination préventive de la sentence pénale par le biais d’un jugement de révision » précise textuellement le juge d’appel qui poursuit « la révision du jugement pénal pourrait être à nouveau demandée sur le point de l’impossible contradiction entre jugement civil et jugement pénal qui se révèle particulièrement catastrophique dans ce cas d’espèce d’accusation d’escroquerie et de sa structuration très particulière »  

En définitif : Ces deux sentences fortement contradictoires, comme expliqué par le juge FERRONI, permettent d'affirmer qu'en plus du droit d’un citoyen français et d'un devoir envers la victime d'une injuste condamnation, la révision est devenue par cette dernière sentence, UN DEVOIR D’ETAT DE SAINT-MARIN, de sa propre crédibilité et de celle de son système judiciaire.

 
Le cas TIERCE risque de créer à la République de Saint Marin "embarras" auprès des organismes internationaux. Cette affaire a toujours été suivie avec beaucoup d’attention, tant par les Autorités Françaises que par le Conseil de l’Europe. Ce dernier pourrait envisager des sanctions envers la République qui n’a pas obtempéré à maintes reprises à ses recommandations..... alors qu’elle avait assuré qu’elle le ferait.

Antonio FABBRI  

Juillet 2006

 

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